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La figure des sorcières dans Sleepy Hollow

par Corinne Vuillaume, historienne de l'art et collaboratrice à Cadrage


La figure de la sorcière apparaît six fois dans Sleepy Hollow. Les trois héroïnes du film (la mère, la belle-mère et la fiancée) sont des sorcières. Elles-mêmes sont filles ou sœurs de sorcières. Toutes les femmes (ou du moins celles qui prennent de l’importance dans le film) figurent la magie – blanche ou noire -, la sorcellerie associée à Satan ou non, le pouvoir de la nature et des instincts face à la rationalité masculine. Cette permanence du lien femme/ sorcière prend ici tout son sens dans le contexte du XVIIIe siècle, dominé par l’esprit des Lumières et la chasse aux superstitions. « Tu es possédé par la raison », lance le jeune garçon à Ichabod à la fin du film. La Raison à laquelle l’esprit du XVIIIe siècle finit par vouer un véritable culte, et qui devient un dogme universel.
Tous les éléments iconographiques traditionnels de la sorcière sont exposés ici : la dichotomie magie noire / magie blanche, la duplicité, la peur des femmes, la sexualité (et la représentation hypersexuée de la femme), la mauvaise mère, la vieillesse, la solitude, les liens du sang, la cuisine, la médecine, le pacte…
Mais pour démêler l’évolution de ces attributs à la fois complexes et primitifs, il convient de revenir sur cette icône fascinante.

Servante de Satan

Avant que les procès de sorcellerie ne dévastent la population féminine aux XVIe et XVIIe siècles (1), les premiers « sorciers », étaient tout simplement des hérétiques, sans distinction sexuelle. On ne parle pas de sabbats et de vols dans les airs avant la fin du XVe siècle. Le sorcier est alors un homme capable de jeter des sorts, c'est-à-dire d’agir sur le destin (sors en latin) de quelqu’un. (2) Tous les hérétiques sont donc soupçonnés d’hérésie, les Juifs aussi. De plus, la fin du XVe siècle est une période particulièrement redoutable en matière de famines et d’épidémies puisque de nombreuses villes d’Europe voient leur population diminuer de moitié. Il faut donc trouver des coupables. C’est aussi à cette période que l’image du diable prend de l’ampleur dans la peinture et la sculpture. De démon foulé au pied par les anges, le diable devient le seul prince du Mal, l’anti-Dieu, une entité capable de rivaliser directement avec le Créateur. La sorcellerie va donc être rapidement associée au diable.
Comment et pourquoi les femmes sont-elles devenues l’objet principal de répression ? Comment la figure de la femme a-t-elle évolué dans ce sens ? De nombreuses études très détaillées consacrées au sujet ont apporté chacune leur éclairage sur la question. Rappelons seulement que dans les cultures non chrétiennes, la dichotomie bien/homme-mal/femme n’existe pas. Le christianisme des origines réserve une place plutôt acceptable à la femme. (3) C’est certainement par le biais de saint Paul que le rôle de la femme va être redéfini uniquement par rapport à l’homme (la femme est une épouse avant tout). Ainsi, la « souillure » de la femme (sa responsabilité dans la Genèse) ne peut être relevée uniquement grâce à la maternité. (4) La sorcière est donc représentée soit comme une jeune fille pré-pubère (qui n’a pas encore eu d’enfants), soit comme une vieille femme, stérile (qui ne peut plus avoir d’enfants). Autant dire que la femme nullipare (sans enfants) est considérée comme suspecte et rentre dans le champ de la sorcellerie.

Magicienne et païenne

D’autre part, l’Eglise s’est donné bien du mal pour christianiser les superstitions du Ve au Xe siècle. (5) Mais l’existence d’une « mentalité magique » a persisté pendant tout le Moyen Age et bien au-delà. Au XVe siècle, les vestiges de cette culture folklorique représentent une contre-culture interdite. Et c’est aussi pour cela que la naissance de la sorcellerie est également associée à la perduration des cultes païens (au sens premier du terme, c'est-à-dire paysan) dans les villages. Ainsi s’opère le rapprochement entre la sorcière « médiévale » et certaines divinités nocturnes gréco-romaines comme Diane/Artémis, symbole lunaire des cycles de fécondité, et figure clé de la nature. La filiation de lady Van Tassel peut elle aussi être rapprochée de la déesse puisque sa famille est représentée par un archer (On en voit d’ailleurs un gravé sur la grotte de sa sœur). Artémis, sauvage déesse de la nature étant représentée l’arc à la main, prête à dompter les hommes et à châtier cruellement ses ennemis. Au XVIIe siècle, en certains lieux d’Europe, on adore encore les pierres, le soleil, la lune et certains lieux de cultes païens comme les grottes ou les sources sont associées à la présence de sorcières.

Guérisseuse et médecin

Il faut savoir aussi que la femme était perçue comme porteuse d’un savoir interdit, plus ou moins occulte (lié à la vie et à la mort). Les femmes les plus pauvres et les plus âgées, les veuves furent prédisposées à l’accusation de sorcellerie. Ces femmes étaient souvent dépositaires d’un savoir médical, transmis de génération en génération. A l’époque où la médecine traditionnelle s’avérait souvent impuissante, le savoir de ces guérisseuses inspira petit à petit une réelle forme de suspicion. C’est pour cela que les sorcières sont souvent représentées en train de préparer une cuisine magique, capable d’agir sur le destin. Les sorcières de Sleepy Hollow sont souvent en train de préparer des onguents, de rassembler des herbes étranges et de cuisiner des potions fumantes. De la même manière, on voyait aussi Sally Shock de L’étrange noël de Mr Jack (1993) ouvrir de larges bocaux de jusquiame, d’hamamélis et de belladone et préparer aussi une cuisine de sorcière pour échapper au docteur Finkelstein. L’image de la femme-sorcière est quelque part opposée au caractère lactifère de l’archétype de la Mère nourricière.

Entre le noir et le blanc

L’opposition entre les deux magies (blanche et noire) très marquées dans Sleepy Hollow est donc née de cette constante ambivalence entre la magie créatrice (le pouvoir de guérir, le pouvoir de donner la vie) et la longue tradition de rejet qu’inspira la femme. D’ailleurs, il faut attendre le XVIIIe siècle – et encore dans un domaine réservé à la littérature - pour que cette magie ne soit pas réduite au seul démoniaque. Ainsi, les sorcières de Sleepy Hollow oscillent toujours entre la bonne et la mauvaise magies. Quand Katrina déclame des « In nomine Nostradamu », en préparant sa potion avec la patte de corbeau, dessine des pentacles sous le lit d’Ichabod ou sur le sol de l’église, le doute sur ses intentions reste entier. D’ailleurs, l’étoile à cinq branches (que Katrina porte également en pendentif), représentation des cinq éléments, est utilisé à la fois en magie blanche et noire, selon que la pointe de sa branche principale est tournée vers le haut ou vers le bas. Ce qui signifie que les pentagrammes, pourtant évocateurs de Katrina, n’appartiennent pas au satanisme. Parallèlement, lady Van Tassel se montre comme une fausse femme protectrice pendant tout le film alors qu’elle avoue avoir signé un pacte avec le diable. Sa sœur cachée dans la grotte, image pourtant figée de l’hideur de la sorcière n’est pas mauvaise et aide même l’enquêteur en lui indiquant l’emplacement de l’arbre aux morts. Et on sait que la mère d’Ichabod pratique aussi la magie blanche, puisque son fils dit d’elle : « Ma mère était une enfant de la nature. »

Tisseuse de charmes

D’un point de vue iconographique, la sorcière suit donc - pour schématiser - deux tendances. La jeune fille, donc (ou la jeune femme) avenante, voire hyper sexuée (6). C'est-à-dire mettant en avant ses seuls attributs sexuels, à l’image de la vamp (ou femme vampire) issue de la littérature du XIXe siècle. Nous avons vu que cette image de femme fatale fait partie de la filmographie de Tim Burton (Ed Wood 1994, Mars Attacks 1996…). D’ailleurs, les premiers films qui traitent de la sorcière dans les années 1916 mettent en scène des femmes tentatrices, responsables de l’apparition du diable et par extension de tous les maux de la terre. (7) Le rapport entre la sorcellerie et les appétits charnels débridés de la femme ne se démentira pas dans toute la filmographie consacrée au thème. (8) Si Katrina rentre à peine dans le monde sexué des adultes, lady Van Tassel use de ses charmes (cette fois-ci naturels) auprès des hommes du village pour parvenir à ses fins. Les sorcières de Big Fish (2003) (que ce soit la sirène ou la figure de Jenny jeune) sont associées aux mirages (au spectre) de l’adultère et des tentations sexuelles. Jenny dit à Edward Bloom « Pour votre père, il n’existe que deux femmes, votre mère et les autres ». La femme idéalisée, et les sorcières.
Ses cheveux sont souvent lâchés, ou à moitié attachés, libres, et jamais prisonniers d’un chignon ou d’épingles qui les étouffent et les masquent. La chevelure féminine étant ici l’image ondoyante de la sexualité en éveil.
La focalisation sur la nudité et les attributs sexuels féminins correspond au départ à une peur. Peur d’une physiologie – et d’une physionomie - très mal connue des médecins. Peur de l’extrême beauté - surnaturelle et donc en soi diabolique - de la femme. Ulysse déjà devait se défendre dans l’Odyssée du chant des sirènes et de la magicienne Circé. A côté des premières représentations de sorcières, le thème de la jeune fille et la mort – qui lui est associé - fait fureur au début du XVIe siècle chez les peintres allemands (9). La femme nue (jeune et gironde/ ou vieille aux seins pendants) déjà utilisée dans la danse macabre embrasse ici un squelette, stigmatisant encore l’éternelle relation entre la femme porteuse de vie et la femme porteuse de mort.
On sait combien cette image de la femme hyper sexuée deviendra une figure archétypale figée et fade, jusque dans les récentes séries télévisées qui usent et abusent d’une image stéréotypée de la sorcière sexy, moderne et ultra féminine avant tout.

La vieille au fond de la forêt

A côté de la femme fatale, l’autre grande figure de la sorcière est celle de la vieille femme seule, recluse et jeteuse de sorts. La sorcière de Sleepy Hollow qui se cache dans la grotte possède un visage complètement décharné, proche du squelette, avec deux énormes globes oculaires creux qui rappellent ceux de Jack. Elle possède le don de voyance comme la sorcière de Big Fish qui a des visions, et qui regarde le futur à travers son œil de verre. C’est souvent une harpie, une folle ou une hystérique. Dès le départ, elle est représentée avec de longs appendices, des ongles taillés comme des griffes, un nez crochu, une coiffe de paysanne, puis une coiffe haute – le chapeau pointu étant la continuité de cette iconographie - rappelant son appartenance au champ pictural du diable. (10) Elle trouve ses ancêtres parmi les veuves sans enfants qui vivaient dans les campagnes. L’autosuffisance chez une femme étant considérée aussi comme suspecte, la femme perçue comme volubile et instable, devait toujours être surveillée, donc rester sous la tutelle d’un homme.

Figure tutélaire des contes

C’est cette figure de la vieille sorcière qui a connu une riche descendance dans les contes, de Grimm à Halloween. Image clé de l’inconscient, la vieille femme symbolise la mauvaise mère, la « marâtre », la belle-mère. C’est la femme possessive et jalouse qui empêche (à l’instar de la belle-mère de Blanche Neige) sa fille de grandir et de rentrer dans la sexualisation. Comme lady Van Tassel et son double, la vieille sorcière de la grotte, entrave le développement de la jeune Katrina. Parfois, cette mère négative est dévorante au sens propre du terme, comme dans Hansel et Gretel, et incite, par sa férocité, l’enfant à se dégager de sa dépendance affective aux parents et à dépasser le stade de l’oralité. D’ailleurs, dans ce conte, c’est un oiseau qui guide les deux enfants égarés sur le chemin du retour, à la recherche de leur identité encore naissante (11) (rappelant le parcours de l’oiseau rouge dans Sleepy Hollow, qui finit éventré chez la vieille sorcière de la grotte). L’oiseau qui dans Hansel et Gretel conduit à dessein les deux jeunes gens chez la sorcière, en leur signifiant qu’il est préférable qu’ils se perdent dans les méandres de la forêt avant de rentrer dans leur maison et d’être tout à fait accomplis. Ce chemin initiatique de l’adolescent – ou du jeune adulte - à la recherche de son identité est toujours confronté à une sorcière – ou à une figure similaire - pour construire son évolution. La figure de la mère aide l’enfant, comme elle le menace. Une mère se transforme toujours en sorcière à un moment donné dans le parcours de l’enfant. Le conte de fée aide donc quelque part l’enfant à ne pas se sentir anéanti et à faire la part des choses entre les images négatives et celles qui vont l’enrichir (12). Tim Burton a été influencé par les contes de Grimm, il a donné sa propre version au conte dans un téléfilm, Hansel et Gretel en 1982. Il est fasciné également par des auteurs américains pour la jeunesse comme Road Dahl (qui a d’ailleurs écrit un conte sur les sorcières, Sacrées sorcières). Ses histoires féroces et tendres expliquent que les adultes ne veulent pas forcément le bien des enfants et que le rejet et la séparation entre les deux mondes sont parfois nécessaires. (13) Dans ce sens, Sleepy Hollow peut être vécu comme une sorte de conte initiatique.
Enfin, au-delà de l’imagerie classique de la sorcière (que Tim Burton ne réutilisera que dans Big Fish), il n’est pas inintéressant de constater que ses femmes sont souvent dédoublées. Dans toute sa filmographie, on retrouve une image de la jeune fille blonde, simple, douce, gentille, typiquement américaine, parfois un peu gauche :Barbara dans Beetlejuice (1988), Vicki Vale dans Batman (1989), Kim Boggs dans Edward aux mains d’argent (1990), Selina Kyle dans Batman Returns (1992), Dolores Fuller dans Ed Wood (1994), Daena dans La Planète des singes (2001), ou Sandra Bloom dans Big Fish (2003). Avec son pendant plus sombre et beaucoup plus séduisant aussi.

Mots clés : Sorcière – Femme – Sexualité – Mère – Mort - Conte

Références Bibliographiques :

Bettelheim Bruno, Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont, 1976
Muchembled Robert, Une histoire du diable, Editions du Seuil, 2000
Sallmann Jean-Michel, Les sorcières, fiancées de Satan, Editions Découverte Gallimard, 1989

Propositions pédagogiques :

- Demander aux élèves de relever tous les détails iconographiques propres aux sorcières dans Sleepy Hollow (objets, cuisine, animaux…)
- Demander aux élèves de relever toutes les figures qui se rapprochent de la sorcière dans l’œuvre de Tim Burton
- Demander aux élèves de définir ce qu’est un conte et de faire un parallèle entre les sorcières de Sleepy Hollow et les sorcières des contes (Perrault, Grimm, Andersen, la légende d’Halloween…)

Lexique :

Diane / Artémis : Artémis (chez les Grecs) ou Diane (chez les Romains) est la sœur d’Apollon, et l’opposé au niveau symbolique d’Aphrodite, déesse de l’amour. Vierge ombrageuse et indomptable, qui préside les maternités, elle est farouche et cruelle envers les hommes et protège la vie féminine. Elle représente l’aspect castrateur de la mère.

Grimm : Jacob et Wilhelm Grimm sont deux écrivains et érudits, respectivement nés à Hanau, en 1785 et 1786. Ils s’intéressent aux contes populaires allemands et publient plusieurs éditions, dont celle de 1857, de laquelle sont tirés les fameux Contes de Grimm. Leurs contes mettent souvent en scène des histoires de rois / reines, de sorcières, de magie et d’animaux parlants. Parmi les plus connus, citons Cendrillon, Blanche Neige, La Belle au bois dormant, Tom Pouce…

Halloween : Cette fête remonterait à quelques milliers d’années. L’année celte se terminait le 31 octobre il y a 3 000 ans. Comme les nuits se rallongeaient, les morts en profitaient pour rendre une petite visite aux vivants. C’est pour cela que dans chaque village, on éteignait les feux des foyers et on s’habillait de costumes effrayants pour faire peur aux morts. Au XIXe siècle, les émigrés irlandais ramènent la vieille légende d’Halloween en Amérique du Nord, et l’histoire de Jack O’Lantern. Après avoir essayé de rouler le Diable, Jack n’est accepté ni au paradis, ni en enfer. Depuis ce temps, il erre entre les deux mondes, avec une lanterne. (La légende remplace ensuite la lanterne par la citrouille.)

Harpie : Dans la mythologie grecque, mauvais génies à corps d’oiseau, tête de femme et griffes acérées, pourvoyeuses de l’Enfer, et symboles de passions vicieuses. Par extension, les harpies désignent des mégères, des femmes méchantes et acariâtres.

Pentacle ou pentagramme : Etoile à cinq branches. Dans la Grèce antique, le pentacle était considéré comme un rapport universel de perfection et de beauté, avant d’exprimer en magie blanche et noire, la domination de l’Esprit sur la nature, et un moyen de conjuration d’acquisition de la puissance. Il existait donc des pentagrammes d’amour (pointes vers le haut) et des pentagrammes de mauvais sort (pointe vers le bas).

Notes:

(1) Jean-Michel Sallmann, Les sorcières, fiancées de Satan, Editions Découverte Gallimard, 1989, p 58. Le phénomène répressif ne prit pas la forme de massacres généralisés. On assista plutôt à des vagues de poussées violentes au début et à la fin du XVIe siècle, puis vers 1640 ou vers 1670.
(2) Sallmann, op.cit., p 22
(3) Sans rentrer dans les détails, signalons toutefois que la tradition judéo-chrétienne a toujours jeté l’opprobre sur les femmes, considérées comme « impures » avec leur cycle menstruel.
(4) Alessandra Colla, « Sorcières et sorcellerie, une question ouverte », in Synergies européennes, Vouloir, mai 1998
(5) En rebaptisant par exemple des lieux mythiques, des sources, conformément à l’orthodoxie religieuse.
(6) Parmi les premières représentations de sorcières, citons les estampes de Hans Baldung (1514) qui mettent en scène des femmes totalement nues au milieu de sabbats. La mise en valeur érotique du corps connaissant à cette époque un nouvel engouement.
(7) Nous pouvons citer The Black Crook de Robert G. Vignola’s (1916), The Devil’s Bondswoman ou Lloyd B. Carleton (1916) ou Even as You and I, Lois Weber (1917)
(8) Dans All that money can buy de William Dieterle (1942) – pour ne citer que ce film - un homme qui a fait un pacte est tenté par une superbe sorcière mais le puritanisme de l’époque sauve la morale et l’homme retourne vers sa femme. Puis, dans les années 70, la célébration de Lilith dans les films traitant du satanisme est souvent prétexte à mettre en scène des orgies de femmes dénudées.
(9) Le thème connaîtra une nombreuse descendance. Citons les œuvres de Niklaus Manuel Deutsch et Hans Baldung Grien (1517) pour les plus connus.
(10) Voir les vieilles sorcières de la Tentation de Saint Antoine de Joachim Patinir (1515), musée du Prado, Madrid
(11) Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont, 1976, p 250
(12) Ibid, p 109
(13) Le prochain film de Tim Burton, Charlie et la chocolaterie qui sort en juillet 2005 est d’ailleurs adapté d’un roman de Road Dahl.

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