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L'HOMME SANS PASSE
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La question religeuse dans L'Homme sans passé
Par Corinne Vuillaume
(texte extrait du DVDROM)
Mots clés : religion, dogme, idéologie, décalage, contraste, lien, diable, chœur, charité, sacrifice, dévouement, solidarité, communauté, communion, mysticisme, résurrection, purification, propreté, eau, laver, vêtements, vagabond, dépouillement, numéro, hors jeu, errance, avancer, troupeau, sédentarité
La religion ne constitue pas le thème central de L'Homme sans passé d'Aki Kaurismäki. Pourtant le cinéaste lui accorde une place ambivalente et intéressante. Grâce à un subtil décalage entre les images et la musique, entre les images et les mots ou entre les couleurs elles-mêmes, il montre à quel point cette religion (symbolisée par l'Armée du Salut) est complètement en décalage avec la société finlandaise, et pourtant bien ancrée dans sa réalité. Comment le réalisateur nous montre t-il cette religion , à la fois vecteur d' idéologie et d'aliénation et re-créatrice de tissu social ? Quelles pistes visuelles nous donne Aki Kaurismäki pour saisir « l'entrée en religion » et la résurrection de l'homme sans passé ? Que nous raconte t-il en travaillant les champ lexicaux et picturaux de l' eau , du dépouillement ou de l' errance ?
Une religion en décalage
« Un homme sans nom arrive en ville et se fait tabasser à mort à la première occasion. C'est le début d'un grand drame épique : film, ou devrais-je dire rêve, ou des cœurs solitaires aux poches vides errent sous la voûte céleste de notre Seigneur… ou devrais-je dire la voûte céleste des oiseaux » rédige Aki Kaurismäki dans la note d'intention de L'Homme sans passé (1). S'il existe un mysticisme permanent dans le film, Kaurismäki ne signe pas pour autant un film religieux. Dans le rôle pourtant central accordé à la fondation de l'Armée du Salut, aucune citation directe n'est faite à un dogme quelconque (catholicisme, protestantisme, luthérianisme…), mais plusieurs signes, plutôt discrets, jalonnent le parcours du spectateur pour qu'il reconnaisse l'Armée du Salut et sa mission d'évangélisation (à travers des costumes identifiables, un portrait du Christ dans une cabine d'essayage, ou un buste de la Vierge dans une chambre à coucher). L'association caritative est en tout cas dès le départ présentée avec ironie. Et pour ce faire, Kaurismäki utilise le décalage entre ce qu'il dit, ce qu'il montre et ce qu'il donne à entendre.
Un quidam, M., a oublié son nom et vient d'être recueilli par Nieminem, Kaisa et leurs deux fils, une famille qui vit dans une grande pauvreté dans les bas-fond portuaires d'Helsinki. Alors que Kaisa lui expose la radicalité de leur situation, (Nieminem garde le charbon la nuit, il gagne à peine de quoi nourrir sa famille qui vit dans un container), Nieminem, revêt un complet et une cravate et dit : « Aujourd'hui c'est vendredi, on mange dehors ». On se dit que la famille va peut-être au restaurant. Mais la caméra reste sur les containers vides, alors que déjà hors champ, on entend un chant suave ( plans 12.51 - 13.10 ) : « Quel ami tendre et fidèle, nous avons en Jésus Christ ». Dans le plan suivant, on découvre l'origine de ce chant. Les chanteurs de l'Armée du Salut, « rigidifiés » dans leurs habits, continuent leur rengaine : « Toujours prêt à répondre à notre appel, Il connaît nos défaillances (…) ». Ce dîner « dehors » était en fait à prendre au premier degré. Nieminem emmène sa famille et M. à la soupe populaire, distribuée par l'Armée du Salut aux sans-abri, à l'extérieur. Cette chorale chrétienne, avec ses paroles d'espoir, contraste avec la misère réelle des premières séquences et plante le décor. Le pays est tellement écartelé dans ses excès, que trouver un abri, même le plus sordide, devient une chance, bénéficier d'un logement HLM une véritable progression sociale, et se rendre à la soupe populaire une bénédiction. L'utilisation du décalage musical fera figure de leitmotiv dans le film. Notamment quand M. parvient à amener du rythme dans la musique traditionnelle de l'orchestre de l'Armée du Salut, qui décide de s'essayer au rock. Le rock est (comme souvent) directement associé au diable ( plans 52.56 – 55.06 ) . « Le diable me guette dans chaque coin. Partout où je vais, chuchote une langue sournoise. Au fond du verre de bière, ses yeux me regardent. Je le vois sourire sur les lèvres d'une fille inconnue (…) ». Mais ici, c'est l'écart entre la musique et les paroles qui crée le burlesque. Le groupe ne joue pas du rock pour invoquer le diable , comme une source de vie et de révolte, comme le veut la tradition contestataire du rock des années 60, mais pour le chasser. « Créateur, aide moi à le maîtriser. Á rester sur le droit chemin, loin des tentations. Créateur, aide-moi, tire-moi les cheveux (…). Cette ombre cache une partie du soleil. Il plane avec ses ailes même dans les plus beaux rêves. Aujourd'hui, j'avance souriant, mais j'ignore ce qu'il adviendra. Notre jeu n'avance que jour après jour. » Chez ces chrétiens là, on se pose des questions d'un autre âge. Danser, est-ce vraiment raisonnable ? Quelle musique peut-on écouter ? Ce jeu autour du décalage musical exprime la nature ambivalente de la religion , à la fois décalée du monde réel, et pourtant dans le terreau de cette réalité. Á l'image de la « peinture » des paysages du film. Le cinéaste accorde à la fois une grande importance au ciel, comme une référence aux films en technicolor des années cinquante, (image d'une sorte de transcendance divine) et à la terre, visage désolé et sec de la misère sociale.
Dénouer, nouer et renouer des liens
Lorsque M. se risque à parler de la mission évangélisatrice de la fondation, il utilise le mot idéologie . Est-ce Kaurismäki qui parle ? Se pose ici la question du double sens du mot religare , qui signifie « relier à », mais aussi « attacher, lier ». A travers le mot lien , coexistent donc deux idées : la communion et la soumission.
Lorsque M. accompagne Nieminem pour la première fois à la soupe populaire, le spectateur fait la connaissance d'une missionnaire, Irma (Kati Outinem, actrice fétiche de Kaurismäki). On comprend rapidement que le dévouement aux sans-abri a placé cette jeune femme blonde dans une impasse. Elle n'attend plus rien de la vie. Elle rentre dans son foyer, dans une chambre sombre qui possède pour tout ornement une statue de la Vierge et un transistor ( plan 20.04 ) . Quand elle s'allonge sur son lit d'infortune, seul un vieux blues semble éveiller le peu d'humanité qu'il reste dans cette chambre. Musique qui, une fois encore, marque un décalage à la fois cocasse et tragique, avec sa situation. Irma représente l'icône même du sacrifice chrétien, de l'enchaînement à Dieu, de l'offrande (matérielle et spirituelle), de la voie sans issue. Les missionnaires de cette armée, sont, comme les sans-abri, figés dans leur condition, et dispensent une charité sans étincelles et automate. M. va donc devoir dénouer le cordage qui la ligote à « l'idéologie », avant de recréer du lien amoureux.
Car la rencontre entre M. et Irma se fait après le mot « amour ». Alors que l'orchestre de l'Armée du Salut continue d'un ton monocorde de psalmodier : « Sévère dans ses exigences, il est riche en amour » , le visage de M. s'arrête juste après sur celui d'Irma, qui lui sert la soupe. On comprend que Kaurismäki va mêler l'ironie à la tendresse, et que ce noyau marginal va devenir l'endroit où se recrée du lien social. La solidarité est de mise entre les exclus du système. On se rend des services, on se dépanne mutuellement ( plan 25.42 ) . On s'offre à manger ( plan 34.09 ) . Il reste des traces, des vestiges d'humanité. On re-forme une communauté , une chaîne. On redéfinit un chœur , une chorale. On cherche la soudure . (Voir l'article Trouver sa place ). Même le policier Antilla, qui, au départ, s'enrichit sur le dos des plus pauvres, en se cachant derrière la loi : « J'ai une activité commerciale, sous la protection de l'État qui ne connaît pas de péchés » , finit par intégrer et défendre une communauté. C'est un conte moral, et même un conte de fées, digne de l'humanisme de Kaurismäki. Car en comparaison, la réalité est beaucoup plus aride, et ne propose pas de solutions altruistes et solidaires. In fine , on apprend que M. avait effectivement un passé, une identité, que c'était un homme égoïste, divorcé (en rupture de liens ). Le réapprentissage du lien social et amou-reux, et la réintégration dans une communauté fait figure ici d'un véritable parcours initiatique.
Aki Kaurismäki n'est donc pas un cinéaste religieux au sens dogmatique du terme. Et le rapport qu'il entretient avec la religion dans L'Homme sans passé a beaucoup plus à voir avec un mysticisme muet, une sorte de communion entre la nature et les hommes, entre « la voûte des oiseaux » et la terre des damnés, et entre les hommes eux-mêmes. Mais ce besoin de lien entre le réel et l'irréel, entre l'individu et la cellule sociale provoque toujours un risque de soumission. Le discours sonore et pictural du film indique sans cesse cette ambivalence, entre l'obsession du contrôle et le besoin de participation , comme instinct de survie dans une société fragmentée.
Montrer patte blanche
Si la religion crée du lien dans tous les sens du terme, elle crée aussi par définition de l'exclu-sion. Aussi, ne peut-on s'inclure dans une communauté qu'en respectant certains codes. Quelques minutes après le début du film, l'homme sans nom qu'on croyait mort se réveille brutalement. Est-ce une résurrection , une réincarnation, un phénomène paranormal, un rêve ? On ne le saura jamais. Après cette « résurrection », M. gît comme un Christ dans une descente de croix sur la berge, le front ceint d'une couronne de bandages et la main pansée (clouée) ( plan 6.15 ) (2). Pour entrer en religion , M. doit mourir pour mieux renaître. Toute amnésie ressemble à un parcours initiatique et L'Homme sans passé raconte une véritable purification , au sens biblique du terme. Pour filmer ce renouveau, Aki Kaurismäki décline toutes les images de la propreté dans son film. Lorsqu'il fait l'acquisition d'une nouvelle maison, M. commence par la laver à grande eau . On apprend alors que son salut (sa résurrection toujours) ne pourra véritablement s'opérer que si sa propreté intérieure se voit à l'extérieur. L'habit fait le moine. Il doit se « reprendre en main » ( plan 29.29 ) , c'est-à-dire montrer des vêtements propres, ne pas souiller son corps d'alcool ou de drogue, être « clean » dans tous les sens du terme. « Tu iras loin » lui dit Irma ( plan 35.51 ) , une fois qu'il a troqué ses anciens atours contre de nouveaux. La propreté, c'est aussi ce plan de linge humide qui sèche à l'air libre ( plan 11.39) , celui d'une machine à laver ( plan 30.14 ) , d'une pluie diluvienne qui vient récurer le ciel et le sol. C'est l'orchestre de l'Armée du Salut qui compare les bienfaits de l'amour divin à une source vive ou qui souhaite s'écarter du diable (le sale) en chantant : « Garde mon âme lucide et ma chemise propre » ( plan 53.51) . Comme le signale Irma, « la grâce du Ciel est en vigueur au ciel, mais pas sur la terre » ( plan 34.59) . C'est-à-dire que pour rentrer dans le système communautaire (voire « communautariste ») de l' idéologie religieuse, il faut montrer patte blanche. La religion (chrétienne ici) tend toujours vers le blanc, la purgation et le correct. Une obsession symbolisée dès la naissance par le sacrement du baptême. Cette image vient compléter sans la contredire (mais nous avons vu à quel point la religion était riche de symboles ambivalents), celle du vagabond .
La marche, mais pas l'errance
Comme le Mat du Tarot de Marseille (3), figure clé à laquelle M. peut aisément être assimilé, M. est d'abord représenté comme un mendiant, les vêtements déchirés, avec un petit chien collé à ses basques. A la fin de son parcours, il revient au point de départ, il fait le tour du compteur, mais les choses ont changé. Le Mat n'a pas de numéro , il est hors jeu , hors les murs, hors de la cité des hommes. Seulement, à la grande différence de l'état d' errance marqué par la déambulation et la désorientation, M. n'erre pas, il avance avec une évidence solaire. C'est ce qui fait toute la différence entre le renouveau et l' errance . Sorte de mendiant divin, qui ne peut accéder à un état supérieur que par le dépouillement de soi (qui établit un parallèle avec le dépouillement physique ( plan 6.36 ), il doit re-devenir nouveau-né, réap-prendre à parler et à marcher. « La vie ne recule pas, elle va de l'avant » , le prévient Nieminem. ( plan 15.31 – 15.48 ) . Le Mat n'est pas le néant. Il représente ce qu'il reste quand on a tout oublié, l'ignorance céleste. Il ne possède ni la culture, ni la science mais l'ignorance, le savoir ultime. Cette carte hors-jeu , sans numéro est tout aussi ambivalente dans la cosmogonie chrétienne, puisqu'elle représente un état divin (le Christ lui-même était un être en marge), tout en justifiant l'exclusion. Les brebis perdues, celles qui refusent de participer à un système totalitaire (au sens organisation) sont ramenées dans le troupeau par les associations caritatives. Il ne faut pas rester à l'état sauvage, « hors de tout contrôle » , le prévient encore Irma. L' errance est mal vue. C'est une punition. Elle renvoie au mythe du Jui f errant, dont la légende a été rapportée au XIIIe siècle par un moine bénédictin. Alors qu'un homme sommait le Christ de marcher plus vite pendant la Passion , ce dernier a répondu : « Je marche comme il est écrit, et je me reposerai bientôt ; mais toi, tu marcheras jusqu'à ma venue » (4). Cette légende a nourri de nombreuses f igures littéraires et cinématographiques de l'errance, la plupart associant errance spatiale et temporelle (l'éternité) à une punition. Le croyant habite le monde, mais ne le parcourt pas. Il se situe dans la non-errance, et sa sédentarité demeure vitale. Son origine est rigoureusement balisée par une date de naissance, un prénom, un nom de f amille. Quand on les perd, on s'éloigne du royaume de Dieu. De ces énoncés simples de départ, s'inclut l'appartenance à une f amille, à un pays, à une ethnie, à une religion, par f ois même à un destin. Le temps et l'espace s'y retrouvent codi f iés, tranchés, identifiés. Quand l'errance prend le pas, les horloges se détraquent ( plan 1.34 ) , les espaces se diluent, la solitude devient abyssale, le lien ne se crée pas. On n' erre pas sous la voûte céleste, on avance .
Par ailleurs, cet état de dépouillement total peut être comparé à l'acte de création même, tel que le ressent Aki Kaurismäki. Dépouillement intérieur de l'auteur avant de concevoir l'oeuvre : « Avant tout, il faut s'oublier soi-même. Commencer avec le début, à savoir que vous n'êtes rien, juste de la poussière. Vous visionnez des centaines de films devant lesquels vous restez silencieux. Puis vous marchez seul dans la forêt en vous disant à vous-mêmes que vous n'êtes personne (…) » déclare t-il en parlant de son travail de cinéaste (5). Mais aussi dépouillement physique de l'œuvre elle-même, dégraissage de la mise en scène, épurement du cadre. « Je suis très japonais dans mon travail en un sens. Pas de décoration ; la base de tout art est la diminution. Vous partez d'une idée initiale que vous réduisez progressivement jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment dépouillée pour être juste. Alors, et seulement alors, vous êtes prêt ». (6)
Si chemin à parcourir il y a, pour toucher l'ascétisme quasi mystique qu'il affectionne, il faut gagner du terrain. Le dernier plan du film montre que c'est chose faite. M. (qui a retrouvé son nom) et Irma ne sont plus derrière la vitre, mais traversent les rails, alors que les wagons continuent leur mécanisme au premier plan.
Notes
Cité par Bruno Taque dans www.clermont-filmfest.com .
Ce plan a été comparé au tableau The Lamentation over the Dead Christ d'Andrea Mantegna (1480) par Guy Astic, « Des plans-tableaux aux tableaux » in L'homme sans passé , www.lyceensaucinema.org .
L'iconographie des tarots est médiévale et mêlée de symboles chrétiens.
Marie-France Rouart, Le Mythe du Juif errant , Editions José Corti, 1989.
« Je suis très japonais dans mon travail » in Cahiers du Cinéma , n°573, novembre 2002, p. 73. (Propos recueillis par Jean-Sébastien Chauvin).
Ibid , p. 72.
Ressources
CHAUVIN (Jean-Sébastien), « Je suis très japonais dans mon travail » in Cahiers du Cinéma , n°573, novembre 2002, pp. 72-73.
CHEVALIER (Jean) & GHEERBRANT (Alain), Dictionnaire des symboles , Robert Laffont, 1969, article « Mat ».
ROUART (Marie-France), Le Mythe du Juif errant , Editions José Corti, 1989.
Site Internet : http://www.lyceensaucinema.org/ .
Articles en lien avec ce texte
« Trouver sa place : le générique d'ouverture du film ».
« L'Homme sans passé : l'avènement du Second Évangile (ou du Troisième Testament) ».
Prolongements pédagogiques théoriques
Identifiez le décalage ironique entre la musique religieuse du film, l'image et le discours proposé (comment sont représentés les chanteurs, que racontent-ils, comment le réalisateur les introduit dans le film).
Listez toutes les figures rhétoriques du lien (amour, attachement, enchaînement, communion). Recherchez ensuite toutes les éléments graphiques et sonores qui évoquent ce lien ou cette absence de lien (regards, solitude, chorale, solidarité, charité, baiser).
Identifiez le champ lexical et graphique de l'eau et de la notion de propreté. Réfléchissez à la manière dont les mots sont mis en images. Faites des recoupements.
Travailler sur le thème de l'errance au cinéma, en faisant une comparaison par exemple avec la manière dont Jim Jarmusch filme l'errance (travellings lents, plans fixes ou non…)
Prolongements pédagogiques pratiques
Travaillez en groupe ou individuellement sur les chants de l'orchestre de l'Armée du Salut et inventez des images que vous évoquent cette musique et ces paroles. (dessin, photomontage…). Puis comparer avec les images du film. Que peut-on en déduire ?
Relevez les objets religieux du film (portraits, vêtements). Où sont-ils placés ? Pourquoi sont-ils si discrets ? Qu'auriez-vous rajouté pour évoquer la religion ? Recréez la scène en rajoutant tous les symboles religieux que vous connaissez.
Recréez cette fois-ci un des plans tableaux du film qui vous évoque le plus la religion, sans les symboles. De quelle manière l'image évoque t-elle le religieux (couleurs, ciel, terre, gisant…) ?
Créez en groupe ou individuellement un photomontage (images et/ou sons) de tout ce qui peut vous évoquer la résurrection de M. (changement de costume, manière de marcher, échanges de paroles, de musique…)
Créez en groupe ou individuellement un photomontage qui vous évoque le dépouillement physique et moral chez les personnages, dans la mise en scène, et dans le choix de la décoration.
Glossaire
Ascétisme : Pratique de l'ascèse, discipline de vie, ensemble d'exercices physiques et moraux pratiqués en vue d'un perfectionnement spirituel. Par extension, le mot signifie dépouillement et austérité.
Dogme ( dogma , opinion) : Point fondamental et considéré comme incontestable d'une doctrine religieuse et philosophique.
Mysticisme : Attitude religieuse ou philosophique qui affirme la communion parfaite avec Dieu ou l'Absolu dans la contemplation ou dans l'extase.