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GVS, SA VIE ET SES FILMS 1952 – 1970: Des voyages et des films
1976 – 1985: Premiers films, premiers écarts Après quelques voyages en Europe, Gus Van Sant est employé en 1976 à Los Angeles en qualité d’assistant de production (il évoquera l’âpreté du travail à Hollywood dans un moyen métrage professionnel initulé Alice in Hollywood, 1981). En 1983, il enregistre un album de musique 18 Songs About Golf (qui ne paraîtra qu’en 1998). Mais plus le temps passe, plus Gus Van Sant se sent mal à l’aise dans le monde aseptisé d’Hollywood. Il se rapproche de plus en plus des marginaux et minorités des USA. Ce sera d’ailleurs un des sujets-clé de son premier long métrage de cinéma: Mala Noche (1985). 1985 – 1995: Identité d’indépendance Gus Van Sant commence à être reconnu et
s’installe définitivement à Portland. Son amitié
artistique avec William S. Burrough prend forme. Il tourne Drugstore
Cowboy (1989), portrait de jeunes toxicomanes (dont Matt
Dillon) qui lui vaut à nouveau une reconnaissance notable dans
les milieux indépendants. Son film suivant, probablement le plus
personnel à ce jour, My own private Idaho
(1991) est, sinon un avant-goût de Gerry
(2002), poétique, psychédélique et shakespearien
périple de deux jeunes rebelles (Keanu Reeves et River Phoenix),
dont la chevelure se mêle inextricablement aux herbes folles de
l'Idaho. 1997 – 2005: Recherches d’autres identités En 1997, sort Pink, le roman écrit par Gus Van Sant sur les coulisses gay du show business. Un an plus tard, Good Will Hunting lui vaut une nomination aux Oscars comme meilleur réalisateur. Il réalise dès lors un pari propre à Hollywood ou propre au cinéma expérimental : réaliser un remake de Psycho d’Alfred Hitchcock « plan pour plan » mais… en couleur. Un travestissement, un embaumement, loin d'être inintéressant. Une entreprise que le réalisateur souhaite par ailleurs renouveler, évoquant son envie de réaliser un remake de son propre remake de Psycho. Gus Van Sant n’en finit plus d’expérimenter, et ce même au sein du prétendu classique Finding Forrester (A la Rencontre de Forrester, 2000) avec Sean Connery. Période hollywoodienne de courte durée puisque le cinéaste décide de « revenir » vers un cinéma plus libre et libéré, il signe coup sur coup Gerry (2002) et Elephant (2003) et ouvre une nouvelle période audio-visuelle et iconoclaste dans sa carrière avec, toujours au cœur, les déambulations d’une jeunesse déracinée ou par trop enracinée. Avec Last Days (2005), le retour de Gus Van Sant à la nature et à la solitude se prolonge et engage une nouvelle variation dans la palette de l'auteur. © Copyright Cadrage/Arkhom'e 2005.
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