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«
Je est un autre »
PERSONA de Ingmar BERGMAN (1966)
par Gilles Visy, Université de Limoges
Introduction
Lorsque Rimbaud écrivait « Je est
un autre », (1) la recherche d’une nouvelle écriture
dérivait sur le double, vers un ailleurs qui ne correspondait
plus à son âme, mais à une autre dimension :
la persona, (2) c’est à dire la personne qui se transforme
en personnage, le poète qui devient poésie à
l’image du créateur dépassé par sa création.
Rimbaud laisse passer le son des vers (personare) (3) au travers
de ce qui le canalise pour faire entendre ce qui sans lui ne serait
jamais perçu : chez Rimbaud le son parle, chez Bergman l'image
dévoile.
La persona des latins, véritable reflet
du miroir de l’inconscient, suggère et cache en même
temps. Pour le réalisateur, l'autre ne peut être rencontré
qu'en présence du moi face au visage et à son expression
visuelle et spéculaire. La thématique du double dans
Persona est une parabole sur l'art, sur l'écriture cinématographique,
expérience rimbaldienne qui se dérobe à l'explication.
Ce film est à la fois précis comme la métrique
du vers et insaisissable comme une métaphysique poétique.
Le thème du double est ressenti comme une obsession, un «
Horla », une méditation fascinante due à la
situation dramatique et aux procédés techniques qui
la mettent en valeur : gros plans et contraste lumineux.
Bergman craint l’absence d’altérité
: « Je plonge le regard dans la glace et je scrute mon visage
que je connais plutôt bien et je décèle dans
ce mélange de sang et de chair […] deux inconciliables.
D’un côté, il y a ce rêve d’être
proche, de tendresse, de communion, d’abnégation totale.
De l’autre, violence, chiennerie, effroi, menace de mort.
»(4) Il s’agit de la négation de l’altérité
conditionnée par la thématique du couple et de la
condition féminine.
Elisabet Volger est soudainement frappée
de mutisme durant la représentation théâtrale
d'Electre. Après un séjour en hôpital psychiatrique,
elle part au bord de la mer avec son infirmière Alma. Les
personnalités des deux femmes se confrontent et s'opposent.
L'actrice, jouée par Liv Ullmann est muette, souffre d'une
maternité mal assumée, observe et écoute la
confession sans retenue d'Alma. Cette dernière, interprétée
par Bibi Anderson, est en apparence le complément de l'autre
: elle exhibe ses problèmes, parle abondamment et semble
ne pas avoir supporté un avortement. Alma devient de plus
en plus agressive devant le mutisme de sa malade.
Ces deux femmes qui se ressemblent physiquement
s'approprient une personnalité enviée en s'identifiant
à l'autre. Tout passe par le jeu des corps et l'expression
du visage : masques, miroir et silence, la projection du double
est un transfert, une cassure, mais aussi une manipulation affective
qui conduit à une destruction quasi anthropophage.
I) Transfert et cassure
Si Bergman considérait le film comme un
scénario thérapeutique contre la mauvaise identification,
Persona dénonce surtout une psychose de l'inaccompli à
l'image des deux héroïnes de Jeune fille partagerait
appartement.
Déjà, par rapport au cinéma
traditionnel, le réalisateur voulait faire de ce film une
poésie d'images non avec des mots mais avec des photogrammes,
des plans et des séquences. La cassure dans Persona se manifeste,
d'abord, par l'aspect non conventionnel de l'esthétique de
l'image et par une narration de la lenteur qui devient propice au
transfert et au double. La forme illustre le fond et vice versa.
Ensuite, la véritable brisure repose sur le fait que l'une
des femmes veut devenir l'autre sans omettre la réciprocité,
ce qui fait de ce film un chassé-croisé d'altérités
spéculaires « sur ce que l'on paraît, ce que
l'on est vis-à-vis des autres, ce que l'on croit être
et ce que l'on est réellement, ce que l'on ne peut pas être
et que l'on est malgré soi. »(5) La problématique
du film est en définitive la solitude du sujet qui reste
vécue comme un enfermement. L'imaginaire des protagonistes,
réduit et dévasté par une misère affective,
sollicite l'autre de telle manière que le transfert devient
inévitable : le reflet dépasse l’image du miroir.
Celui-ci fait sans doute écho à
l'une des préoccupations philosophiques du cinéaste
: « ce qui importe avant tout dans la vie, c'est d'être
capable d'entrer en contact avec un autre être humain. Sans
cela, vous êtes mort, comme le sont aujourd'hui tant de gens.
»(6) Dans ce film, cette préoccupation est poussée
jusqu'à l'extrême. La recherche de l'autre devient
un duel, une fusion des contraires qui crée paradoxalement
un équilibre esthétique de chair et de lumière
fondée sur une arborescence psychique et permanente : «
soignant et malade deviennent aussi proche que nerf et chair. »(7)
Il est vrai que la lumière ne semble pas innocente. La psyché
se reflète sur tout l'écran, les images d'une pureté
intense sont soulignées par la surexposition du blanc. Bergman
dira : « les personnages n'occupent pas tout l'écran,
ils sont inscrits dans une blancheur.»(8) L'influence du film
La passion de Jeanne d'Arc de Dreyer est flagrante.
L'ambivalence des visages est marquée par
l'utilisation de la lumière vive. Il faut évoquer
l'effet produit par le gros plan sur les visages de Bibi Anderson
et de Liv Ullmann. Le visage de la première devient subtilement
flou, ensuite celui de la deuxième apparaît immobile
quelques instants un peu comme un miroir grossissant. La partie
sombre du visage de l'une s'unit à la partie peu éclairée
de l'autre. L'intensité blanche et le demi éclairage
facial dévoilent la persona : les visages ont un bon côté
et un mauvais côté comme Janus. Le transfert et la
cassure sont à leur paroxysme à ce moment précis
: « l'individu adopte consciemment une personnalité
artificielle ou masquée, contraire à ses traits de
caractère, pour se protéger, se défendre ou
pour tenter de s'adapter à son entourage. »(9) La schizophrénie
d'Alma se manifeste, son langage se désagrège, elle
s'aperçoit que l'autre femme se projette en elle, vers un
ailleurs.
Le dérèglement sonore du langage
concentre la tension dramatique sur l’expression du visage
reflétant le sombre et le vif, la tristesse et une joie indicible
et morbide. Cette poésie manichéenne n'est pas sans
rappeler le « long, immense et raisonné dérèglement
de tous les sens »(10) qui conduit l'image rimbaldienne vers
une illumination mystique, tout comme la blanche Jeanne d'Arc touchée
par la grâce extrême devant le bûcher. Dans Persona,
les visages des deux protagonistes se consument dans le silence,
le non-dit et toute forme de harcèlement moral.
II) Manipulation affective
Ces deux femmes fonctionnent comme un couple. Bien
qu'il n'y ait peu de comportement homosexuel, la proximité
et l'intimité rendent ces êtres énigmatiques.
Soucieux de leur apparence, cherchant l'une dans l'autre un répondant
à leur puissance de fascination comme Narcisse se mirant
dans le reflet de l’eau, elles jouent une comédie des
masques qui, une fois découverte, laisse entrevoir une forme
d'homo affectivité pathologique : « ces couples, unis,
désunis, à la recherche de l'harmonie ou entraînés
dans la spirale de la dégradation : chacun s'y reconnaît
face à lui-même, face à la vie, face au jugement.
»(11) Le cinéma de Bergman est un hymne à la
souffrance des êtres, à la connaissance de leur douleur
et de leur déchirement. Persona montre la complexité
des rapports humains qui, si elle n'était pas suggérée
en finesse par une caméra froide et intimiste, deviendrait
trop explicite car elle demeure passionnée.
Bergman dévoile ce qui est caché
au plus profond de chacun en l'arrachant au gouffre du secret :
« le cinéaste cherche à exprimer les sentiments
en utilisant les attentes du spectateur au niveau du genre, du personnage
et du comédien. […] l’impassibilité relative
des visages dans les films noirs s’oppose à l’expression
exacerbée du mélodrame. »(12) La passion devient
dans ce film une torture intime et discrète qui rend visible
et universelle les sentiments les plus inavouables. L'universalité
met aussi en valeur les manipulations les plus sordides comme si
le réalisateur nous offrait pour un instant l'illusion du
réconfort, alors que tout ceci n'est que pure esthétique
cinématographique ou presque.
Voici qu'intervient le rôle de l'art : celui
de montrer le beau mais surtout le vrai. Persona est une dramaturgie
qui se préoccupe de la vérité des émotions
effectives. Persona traduit aussi les passions de l’âme
que l’on peut nommer : « des sentiments à cause
qu’elles sont reçues en l’âme en même
façon que les objets des sens extérieurs. »(13)
Il y a dans ce film une comédienne qui incarne un égoïsme
sordide tout en captant la substance affective de son infirmière
par le regard, l’ouïe, et le toucher.
La peinture de l’âme à laquelle
Bergman aspire requiert la proximité du binôme caméra
sujet fonctionnant comme le miroir et le reflet de l’objet.
L’objectif du réalisateur met à nu les infimes
variations émotives de son actrice : Bibi Anderson exprime
souvent l’angoisse devant l’absence de communication
de son interlocutrice. Celle-ci en joue à plaisir et le vide
que l’infirmière finit par ressentir la conduit d'ailleurs
à la schizophrénie : véritable cauchemar de
l'humiliation. Bergman dira que cette sensation de vide est l’illusion
perdue de Dieu : « C’est ce vide, et ce que tous les
hommes inventent pour remplir ce vide que je décris dans
mes films. »(14) Celui-ci se matérialise par une «
monstration »(15) qui exhibe toute une gamme hideuse des sentiments
liée justement à ce vide : la convoitise dans les
regards et la séduction feinte pour obtenir ce que l'autre
n'a peut-être pas et ne peut donner.
C’est une réminiscence du couple
Anna Ester du Silence qui s’affrontent violemment et jalousement,
qui se manipulent et se tourmentent avec cynisme et provocation.
En fait, il s'agit d'un désir qui provient d'un manque et
qui conduit les quatre héroïnes de Persona et du Silence
à leur anéantissement psychique.
III) Destruction anthropophage
Qu'est-ce que Persona ? L'histoire de deux femmes
dont la personnalité de l'une finit par retentir (personare)
dans celle de l'autre. Une fois le masque déposé,
la maladie de l'âme touche la deuxième au point qu'elles
finissent par se ressembler physiquement. Elles deviennent des clones.
Il s'agit du thème de la contamination psychique associée
au vampirisme. Celle-ci caractérise essentiellement la littérature
fantastique et romantique. Dracula de Bram Stocker reste la plus
belle illustration et le film Trouble every day de Claire Denis
en est une interprétation anthropophage.
Dans Persona, les victimes sont des femmes et
la force de ce film : « c'est d'avoir seulement deux personnages,
et que chacun soit le démon de l'autre ; deux personnages
aussi proches l'un de l'autre que des doubles virtuels, soumis l'un
à l'autre comme vampire et vampirisé. »(16)
Il existe de nombreuses manières de suggérer la destruction
spirituelle et morale. L'engagement esthétique et poétique
de Persona demeure rare dans l'histoire du cinéma : c'est
grâce au visage que cela se voit comme dans les films muets.
Outre les gros plans et l'éclairage blanc, l'utilisation
du double monologue où l'une parle à la place de l'autre,
trahit la contamination qui se joue donc sur l'expression du sentiment
et du corps.
Les deux femmes ont une approche l’une de
l’autre très sensuelle et venimeuse avec les joues
contre joues, les mains sur les épaules : « demoiselles
aux petits airs charmants » comme dirait Rimbaud.(17) Néanmoins,
le regard reste toujours présent, inquiétant. Il révèle
l’altérité signifiant par excellence la faillite
de l’identité qui se manifeste par une trahison. En
effet, Elisabet écrit une lettre évoquant les confidences
d’Alma. Celle-ci finit par la découvrir car l’enveloppe
était négligemment décachetée, et ce
de manière feinte. Se sentant bafouée, elle concentrera
son agressivité sur Elisabet pour mieux la posséder
et la rendre plus dépendante de ses soins : sorte de jeu
sado-masochiste bien consenti.
L’univers de la représentation, comme
une pièce de théâtre qui se reflète dans
le film, est anéanti. Le jeu se focalise sur le « je
» dans son extériorité radicale : « je
» doit être avec « moi » et surtout avec
« lui ». Lorsque l'infirmière s'écrie
: « je ne suis pas Elisabet Volger », « je »
devient l'autre et l'adverbe de négation exprime le contraire.
Alma se transforme en la partie obscure de l'âme d'Elisabet.
La destruction psychique des deux personnages
devient métaphore grâce à une structure en abîme
dans laquelle le cinéma parle du cinéma. Le début
s'ouvre sur un spectacle filmique étrange. C'est une fiction
qui se joue dans l’image et qui concerne les deux femmes.
En effet, à plusieurs reprises, la pellicule brûle
et lâche sous la tension exténuante des deux protagonistes
comme si le réalisateur ne supportait plus de les mettre
en scène : « O mes petites amoureuses, Que je vous
hais ! ».(18) Le cinéma dans le cinéma est aussi
la projection d'un double dans lequel se consume à la fois
la pellicule et l’individu.
Cette annihilation de l'être fait jouer
un espace dramatique qui repose sur la dilatation et la constriction
à l'image d'une quête inaccessible de l'autre, quête
indéfiniment reconduite : « élargir et restreindre,
restreindre et élargir, à la recherche constante de
nouvelles et surprenantes découvertes - voilà peut-être
la façon de décrire le caractère fondamental
de l’œuvre de Bergman. »(19) La lanterne magique
du réalisateur éclaire trois thèmes majeurs
: la solitude des individus, le déchirement du couple qui
en est la conséquence, la violence du monde qui explique
les deux précédents. Ancré dans la modernité,
le cinéaste : « est essentiellement au cinéma
un poète et un philosophe. »(20)
Conclusion
Symboliste et expressionniste avec le jeu de la
lumière, Persona reste une exigence formelle dans laquelle
la passion destructrice réanime l'une des obsessions personnelles
du metteur en scène : la peur du vide. « Je »
ne suffit pas à lui-même et devient un autre car le
reflet du miroir de soi-même demeure angoissant. Cette substitution
montre un rapport de force asymétrique : l'autre ne peut
être « je ». Même si les deux femmes évoluent
vers une réciprocité désastreuse et spéculaire,
c'est surtout l'infirmière qui prend sur elle la souffrance
d'Elisabet. La relation se dégrade au cours du récit
comme une variation du Portrait de Dorian Gray. La douleur de l'actrice
reste bien représentée dans la scène à
l'hôpital où la protagoniste regarde la télévision.
Des lueurs blanches et vacillantes, projetées par le tube
cathodique sur le peignoir blanc d'Elisabet, exercent une transition
sur l'objet. Il est visualisé sur l'écran le plan
d'après : un bonze s'immole par le feu. Ce dernier traduit
le symbole du double qui ne peut survivre : transfert impossible,
manipulation avortée, destruction programmée, au final
le miroir se brise dans le malheur.
Persona serait donc la réalisation de soi
par osmose avec son contraire et son analogue, mais en réalité
: « l'image de film, après Persona, ne s'en remettra
jamais, ni chez Bergman, ni chez ses héritiers ; pourtant,
personne jamais n'atteindra à un état aussi incandescent
de la relation des images aux affects - pas même Bergman.
»(21) Persona représente « le masque du démon
» dont le reflet brûle le « je » : incandescence
de l'autre.
Il faut redonner à cette quête de
l’inconnu et de l’altérité sa véritable
dimension : celle d’un voyage en soi-même où
se consume l’énergie du poète et du cinéaste.
Touchant le feu sacré de la création, ils n’en
sont finalement que les interprètes. Dans cette recherche
de soi et de l’autre, Bergman et Rimbaud poursuivent un ailleurs.
Ils arrivent vers un inconnu baudelairien : « Plonger au fond
du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ? Au fond de l’inconnu
pour trouver du nouveau ! »(22) Si Rimbaud pratique «
l’alchimie du verbe », Bergman reste finalement un alchimiste
de l’image derrière une caméra souvent glaciale
et vétilleuse. De surcroît, l’objectif promène
à la manière de Stendhal « son miroir sur le
chemin de la vie ».
BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE
ASSAYAS (O.) et BJÖRKMAN (S.).- Conversation
avec Bergman, Paris : Cahiers du cinéma, 1990.
AUMONT (J.).- Ingmar Bergman : « Mes films
sont l’explication de mes images », Paris : Cahiers
du cinéma, 2003.
BAUDELAIRE (C.).- Les fleurs du mal, Paris : Flammarion,
2001.
BINH (N. T.).- Ingmar Bergman : le magicien du
Nord, Paris : Gallimard, 1993.
BJÖKMAN (S.) et MANNS (T.) .- Le cinéma
selon Bergman, Paris : Seghers, 1973.
COLLECTIF.- L’expression du sentiment au
cinéma, Poitiers : la Licorne, 1996.
COWIE (P.).- Ingmar Bergman : biographie critique,
Paris : Seghers, 1986.
DESCARTES (R.).- Les passions de l’âme,
Paris : Gallimard, 1953.
GAUDREAULT (A.).- Du littéraire au filmique,
Paris : Armand Collin, 1988.
LEFEVRE (R.).- Ingmar Bergman, Paris : Edilio,
1983.
OLIVER (W. R.).- Ingmar Bergman : le cinéma, le théâtre,
les livres, Rome : Gremese, 1999.
RICHARD ( J.P.).- Poésie et profondeur .
Paris : Seuil, 1955.
RIMBAUD (A.).- Œuvres complètes, Paris
: Gallimard, bibliothèque de la Pléiade,1972.
ROUX (S.).- La quête de l’altérité
dans l’œuvre cinématographique d’Ingmar
Bergman, Paris : L’Harmattan, 2001.
SICLIER (J.).- Ingmar Bergman, Paris : Classiques
du cinéma, Editions Universitaires, 1960
NOTES:
(1) Le poète s’exclame par deux fois
« Je est un autre » dans une lettre à Georges
Izambard du 13 mai 1871 et dans une autre adressée à
Paul Demeny le 15 mai 1871, cf. RIMBAUD (A.).- Œuvres complètes,
Paris : Gallimard, bibliothèque de la Pléiade, 1972,
p. 249 (pour la première) et p. 250 (pour la deuxième).
Rimbaud, à travers cette formule, prétend être
l’instrument de la connaissance transmise sans avoir été
maîtrisée par lui. En fait, il s’agit d’un
double au-dessus de sa condition : « le poète qui se
fait voyant ».
(2) Mot d’origine étrusque qui signifie le masque de
théâtre. Persona en latin représente la personne
et le personnage.
(3) Verbe latin qui veut dire retentir.
(4) COWIE (P.).- Ingmar Bergman : biographie critique, Paris : Seghers,
1986, p. 352.
(5) LEFEVRE (R.).- Ingmar Bergman, Paris : Edilio, 1983, p. 78.
(6) ROUX (S.).- La quête de l’altérité
dans l’œuvre cinématographique d’Ingmar
Bergman, Paris : L’Harmattan, 2001, p. 26.
(7) BINH (N.T.).- Ingmar Bergman : le magicien du Nord, Paris :
Gallimard, 1993, p. 78.
(8) BJÖKMAN (S.) et MANNS (T.) .- Le cinéma selon Bergman,
Paris : Seghers, 1973, p. 247.
(9) Ibid., p. 248. Il s’agit en fait d’un propos de
Freud appliqué au film Persona durant un entretien avec le
réalisateur.
(10) « Le dérèglement constitue un exercice
préalable en vue d’une fin bien plus haute : et cette
fin le dépasse et le nie, puisqu’il s’agit pour
Rimbaud de découvrir, dans et par le désordre, une
sorte de règle nouvelle.», cf. RICHARD ( J.P.).- Poésie
et profondeur, Paris : Seuil, 1955, p.190-191.
(11) ASSAYAS (O.) et BJÖRKMAN (S.).- Conversation avec Bergman,
Paris : Cahiers du cinéma, 1990, p. 119.
(12)COLLECTIF.- L’expression du sentiment au cinéma,
Poitiers : la Licorne, 1996, p. 96. Propos de Dominique Sipière.
(13) DESCARTES (R.).- Les passions de l’âme, Paris :
Gallimard, 1953, p.47.
(14) Ingmar Bergman…op. cit., p. 73. (Lefèvre).
(15) Terme défini par Alain Gaudreault : c’est la narration
filmique qui montre quelque chose en situation de spectacle, cf.
Du littéraire au filmique, Paris : Armand Collin, 1988, p.23.
(16) AUMONT (J.).- Ingmar Bergman : « Mes films sont l’explication
de mes images », Paris : Cahiers du cinéma, 2003, p.
177.
(17) Voir le poème « Roman », cf. Pléiade,
p. 29.
(18) Ibid., cf. poème « Mes petites amoureuses »,
p. 41.
(19) OLIVER (W. R.).- Ingmar Bergman : le cinéma, le théâtre,
les livres, Rome : Gremese, 1999, p. 77.
(20) SICLIER (J.).- Ingmar Bergman, Paris : Classiques du cinéma,
Editions Universitaires, 1960, p. 136.
(21) Ingmar Bergman…op. cit., p. 181. (Aumont).
(22) BAUDELAIRE (C.).- Les fleures du mal, poème «
Le voyage », Paris : Flammarion, 2001, p. 86.
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