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À la fin de
Cinéma 1. «L'image-mouvement», Gilles Deleuze
parle de la naissance d'une nouvelle image dans le cinéma
moderne, le cinéma d'après-guerre hors des circuits
d'Hollywood. C'est une «image qui renvoie plus à une
situation globalisante ou synthétique, mais dispersive»
(p.279). Il précise que «ce qui a cassé, c'est
la ligne ou la fibre d'univers qui prolongeait les événements
les uns dans les autres, ou assurait le raccordement des portions
d'espaces» (p.279). Il ajoute que ce qui a remplacé
l'action ou la situation sensori-motrice, c'est la promenade, la
ballade et l'aller-retour continuel. Selon Deleuze la crise de l'image-action
et du rêve américain fait en sorte qu'il y a une remise
en question fondamentale de l'image au cinéma, donc une reconfiguration
- voire la disparition - du schéma sensori-moteur (réactions
des personnages, schéma causal, totalité et clôture
de la représentation). Deleuze termine son premier tome en
révélant les cinq caractéristiques principales
de la nouvelle image, qu'il développera dans son deuxième
tome, Cinéma 2. L'image-temps: situation dispersive, liaisons
délibérément faibles, forme-ballade, prise
de conscience des clichés et dénonciation du complot.
En ce sens le néo-réalisme cinématographique
témoigne du passage de l'image-mouvement à l'image-temps.
LE VOLEUR DE BICYCLETTE de Vittorio De Sica (1948) fonde la modernité
: les situations qui deviennent optiques et sonores remplacent les
situations motrices.
Cette crise de l'image fait
passer le spectateur d'un cinéma d'action (l'image-mouvement)
à un cinéma de voyant (l'image-temps), c'est-à-dire
que le lien sensori-moteur du cinéma narratif classique (par
exemple le cinéma hollywoodien) est remplacé par une
sorte de rapport onirique: «On dirait que l'action flotte
dans la situation, plus qu'elle ne l'achève ou ne la resserre»
(Deleuze, 1985, p.11). L'espace décrit une réalité
matérielle autonome, c'est-à-dire que la description
vaut pour elle-même, les personnages devenant une sorte de
spectateur au sens où ils n'agissent plus. Il y a véritablement
une impuissance motrice de sorte qu'il s'opère une dramatisation
du regard: l'espace est investi par le regard. D'où la nouvelle
race de signes propres au cinéma, «opsigne» et
«sonsigne», qui désignent respectivement les
situations optiques et sonores. Sonsigne car avec l'image-temps,
le sonore ne se subordonne plus à l'image, n'est plus seulement
qu'un de ses attributs: le son est aussi image, fait image. Dès
lors, le plan sonore est davantage pris en considération
pour ce qu'il vaut pour lui-même et dans son rapport qu'il
entretient avec l'image visuelle - un rapport particulier chez les
cinéastes du nouveau cinéma: entre autres Marguerite
Duras, Alain Resnais et Alain Robbe-Grillet.
Dans son ouvrage Dialogues
(en collaboration avec Claire Parnet, 1977), Deleuze fait état
de la relation, du dialogue entre l'actuel et le virtuel et du principe
d'indéternabilité, d'indiscernabilité des deux
termes qui échangent dans un circuit ouvert. Dans L'image-temps,
la coalescence de l'actuel et du virtuel est développée
plus en profondeur et au regard de l'image cinématographique
moderne. L'auteur remarque la nature biface de l'image, son double
mouvement de libération, sa double capture qui fait en sorte
qu'il est presque impossible de discerner le réel de l'imaginaire,
le vrai du faux, le temporel de l'intemporel, le physique du mental
dans une situation donnée. C'est le cas tout particulièrement
de L'ANNÉE DERNIÈRE À MARIENBAD (1961) d'Alain
Resnais, où il n'est pas montré ou dit clairement
- car ici le texte signé par Robbe-Grillet est tout aussi
important que le récit visuel - si les événements
de l'année dernière qui resurgissent comme situation
principale du film témoignent d'un souvenir, d'un rêve
ou d'une pure fabulation. Lorsque X (homme inconnu) rencontre A
(la femme) un an plus tard - supposant évidemment qu'ils
s'étaient connus l'année précédente
comme le sous-entend X et le titre du film -, A ne semble pas se
rappeler de cet homme. Peut-être ne veut-elle tout simplement
pas se souvenir, comme le suggère X. Ou peut-être cette
rencontre est-elle une pure invention de X:
X: Et quel genre de lit?
A: Un grand lit sans doute' (Elle a parlé machinalement,
comme dans un rêve).
X: Et sur quoi donnaient les fenêtres ?
A: Je ne sais pas& Les fenêtres? (Puis c'est un réveil
soudain.) Je ne sais pas de quelle chambre vous parlez. Je n'ai
jamais été avec vous dans aucune chambre.
Un silence. Ils continuent
leur chemin.
X: Vous ne voulez pas vous
souvenir... parce que vous avez peur
(Robbe-Grillet, p.123-124).
De la même façon,
A ne se souvient pas ou ne semble pas vouloir se souvenir du bracelet
qu'elle lui aurait laissé, comme une sorte de gage d'amour,
l'année dernière:
X (d'une voix douce): Ne
reconnaissez-vous, pas non plus, ce bracelet?
[...]
A: Si... Non... J'ai eu autrefois un bracelet de ce genre.
Ils continuent leur chemin,
d'abord en silence, puis ils reprennent leur dialogue décousu.
X: Et qu'est-il devenu?
A: Je ne sais pas. J'ai dû le perdre.
X: Il y a longtemps?
A (après une hésitation): Je ne me rappelle plus.
Ils s'arrêtent de nouveau
dans un passage.
X (toujours voix douce):
C'était l'année dernière. Et vous ne l'avez
pas perdu. Vous me laissez' comme un gage. Votre prénom est
gravé fermé.
A: Oui. J'ai vu' Mais c'est le prénom le plus courant. Et
toutes les perles se rassemblent' Des bracelets comme ça'
il doit y en avoir des centaines'
X: Supposez donc que ce soit le vôtre, et que je l'aie trouvé.
De même que dans L'HOMME
QUI MENT (1968) d'Alain Robbe-Grillet, il y a indiscernabilité
du vrai du faux. Le protagoniste du nom de Boris arrive dans un
village où personne ne semble le connaître bien qu'il
affirme le contraire. Il raconte à qui veut bien l'entendre
son histoire et celle de son bon ami Jean. Mais chaque fois qu'il
recommence son histoire ou qu'il y apporte des précisions,
il brouille les pistes, se mêlant dans ses propres mensonges,
fabulant, imaginant des souvenirs qui n'ont probablement jamais
existé. D'ailleurs, la voix contredit à plusieurs
reprises l'image, ou bien c'est l'image qui va à l'encontre
de ce que Boris raconte en voix off: par exemple, il affirme que
l'hôtel était désert alors qu'à l'image
il est bondé de clients. Mais qui sait vraiment ce qui s'est
passé? Qui ment? L'image visuelle, la trame sonore ou le
protagoniste... Chez Resnais comme chez Robbe-Grillet, l'image-temps
rend sensible le temps et la pensée de façon directe,
les rend non seulement visibles mais aussi sonores. Afin d'expliquer
davantage sa conception de l'image cinématographique moderne
dans son rapport avec la pensée et la mémoire, Deleuze
fait appel au concept bergsonien de «l'image-souvenir».
L'image optique (et sonore), l'image actuelle, se prolonge non pas
dans le mouvement (lien sensori-moteur de l'image-mouvement), mais
dans un enchaînement avec sa propre image virtuelle avec laquelle
elle forme un circuit. L'image-souvenir n'est pas virtuelle; elle
actualise une virtualité, un souvenir pur. C'est que l'image-souvenir
ne livre pas directement le passé; elle représente
seulement un «ancien présent» que le passé
«a été», car «la mémoire
ne pourrait jamais évoquer et raconter le passé si
elle ne s'était déjà constituée au moment
où le passé était encore présent, donc
dans un but à venir» (Deleuze, 1985, p.72). En fait,
la mémoire est un devenir qui se construit dans le présent
afin de pouvoir s'en servir - se souvenir - dans l'avenir pour commémorer
un présent passé. C'est dans les nappes du passé,
une mémoire morcelée par les réenchaînements
des images désenchaînées, des images en série
qui prennent appui sur des coupures irrationnelles, qu'il y a coalescence
du présent et du passé, ce que font Resnais et Robbe-Grillet
dans L'ANNÉE DERNIÈRE À MARIENBAD.
La conceptualisation deleuzienne
de la philosophie du cinéma en est une du mouvement, du devenir.
Deleuze explique ce qui se passe à l'intérieur du
cristal, comment fonctionne cet échange en circuit ouvert:
«[D]'une part le germe est l'image virtuelle qui va cristalliser
un milieu actuellement amorphe; mais d'autre part celui-ci doit
avoir une structure virtuellement cristalisable, par rapport à
laquelle le germe joue maintenant le rôle d'image actuelle.
Là encore l'actuel et le virtuel laissent subsister chaque
fois la distinction» (Deleuze, 1985, p.100). Dans ce circuit
cristallin qu'est l'image-cristal, l'échange se poursuit
de trois façons. D'abord, entre l'actuel et le virtuel. Dans
INDIA SONG (1975) de Marguerite Duras, la coalescence entre l'actuel
et le virtuel n'est pas seulement suggérée mais clairement
montrée. La scène du bal à l'ambassade de France
a été tournée à l'aide d'un miroir de
sorte que le réel et son reflet échangent constamment
non seulement à l'intérieur du cadre visuel, mais
aussi au niveau de l'image sonore : les voix «durassiennes»
sont en totale rupture avec l'image visuelle, indépendante
et libre, de sorte qu'elles s'incarnent, s'actualisent à
l'écran comme une image intemporelle, un reflet du réel
qui entre en rapport de distanciation avec l'image visuelle et le
reflet du miroir. L'échange se fait aussi entre le limpide
et l'opaque, à la manière de Welles dans sa pratique
particulière de la profondeur de champ, ce que souligne Deleuze.
Il se passe aussi entre le germe et le milieu, le germe étant
l'image en train de se faire. Un exemple probant de ce dialogue
particulier a lieu dans LE CAMION (1977) de Marguerite Duras. LE
CAMION est un film en germe par définition, un film en devenir,
donc un film en train de se faire, une image en train de s'écrire,
de se lire. Dans une chambre, Duras lit le scénario du CAMION
à Gérard Depardieu qui l'écoute, pose des questions
et commente. Il y a dans ce cas précis un double mouvement
aparallèle du germe et de son milieu au sens où le
scénario comme forme de texte présuppose de façon
intrinsèque une image (visuelle et sonore) en devenir, une
potentialité filmique qui demande à être actualisée
dans un autre médium (cinéma, vidéo ou numérique).
Et c'est sur ce plan de consistance comme territoire «durassien»,
surface rhizomatique par excellence, que s'opère le double
mouvement de territorialisation et de déterritorialisation,
d'une part entre le scénario et le film, et d'autre part
entre le film et le monde. C'est ça LE CAMION, le film en
devenir, à faire: un germe qui échange avec son milieu.
Comme le précise Deleuze
dans la conclusion de son deuxième ouvrage, il n'y a plus
de «tout», la nouvelle image du cinéma moderne
étant née sous le régime de la déchirure:
d'une part, déchirure qui la sépare par sa nature
distincte de l'image cinématographique de l'avant-guerre,
l'image-mouvement; d'autre part, déchirure aussi repérable
à l'image, le sonore étant désormais considéré
comme une image qui entre dans un rapport particulier avec l'image
visuelle: «Le visuel et le sonore ne constituent pas un tout,
mais entre dans un rapport 'irrationnel' suivant deux trajectoires
dissymétriques. L'image audiovisuelle n'est pas un tout,
c'est une 'fusion' de la déchirure» (Deleuze, 1985,
p.331). Si l'image-mouvement déploie le cours du temps, un
présent successif dans un rapport de l'avant à l'après
- «le passé est un ancien présent, et le futur,
un présent à venir» (Deleuze, 1985, p.354) -
le cinéma de l'image-mouvement ne donne toutefois pas la
possibilité d'accéder à l'image-temps directement,
puisque le temps dépend nécessairement du montage,
donc de la succession des plans, et conséquemment du mouvement.
Bien que le mouvement ne soit pas absent de l'image-temps, Deleuze
remarque le renversement du rapport entre le mouvement et le temps:
le temps ne se subordonne plus au mouvement, ne découle plus
du mouvement. Dès lors il ne s'avère plus pertinent,
comme c'était le cas pour le cinéma d'action, de poser
la question «qu'est-ce que l'image suivante va me montrer'»
puisque le lien sensori-moteur a disparu au profit de liaisons dispersives,
de coupes irrationnelles: il n'y a plus ce prolongement de l'image
dans l'action et la réaction de la suivante selon la succession
et la contiguïté des plans - le montage à enchaînements
logico-déductifs typique du cinéma narratif classique
d'avant-guerre n'a plus sa place. Ce qui prime maintenant c'est
de voir, de contempler ce qu'il y a dans l'image, la description
purement optique et sonore, la situation qui ne vaut plus que pour
elle-même, qui s'ouvre sur l'image-temps directe. Le rapport
existant n'est plus celui de la succession de simultanéités,
il est de l'ordre de la coalescence du visuel et du sonore, de l'actuel
et du virtuel, du réel et de l'imaginaire, marqué
par la coupure irrationnelle, l'interstice, ou «le règne
des incommensurables». L'enchaînement par les coupures
dites rationnelles est remplacé par le réenchaînement
qui se fonde sur des coupures irrationnelles. Par réenchaînement
Deleuze entend «[...] un mode d'enchaînement original
et spécifique, ou plutôt une liaison spécifique
entre images désenchaînées» (1985, p.362).
Le prolongement du réel dans l'action et la réaction,
l'image-mouvement qui rendait possible la constitution d'un monde
extérieur, est maintenant impossible puisque l'image est
coupée du monde extérieur. L'interstice qui passe
entre les deux cadrages, celui de l'image visuelle et celui de l'image
sonore, remplace le hors-champ. Dès lors, le morcelage est
à la base du montage, comme une transformations des nappes
temporelles chez Resnais, entre autres dans HIROSHIMA MON AMOUR
et dans L'ANNÉE DERNIÈRE À MARIENBAD, où
les différentes temporalités évoquées
et montrées (le présent [histoire entre les deux amants]
et le temps passé [la bombe] d'Hiroshima, la rencontre entre
A et X en cours et celle [réelle ou fictive'] de l'année
dernière) se transforment à mesure qu'elles sont morcelées
par les coupures irrationnelles qu'opèrent le montage.
«Il n'y a donc plus
mouvement d'intériorisation ni d'extériorisation»
affirme Deleuze, «intégration ni différentiation,
mais affrontement d'un dehors et d'un dedans indépendamment
de la distance, cette pensée hors d'elle-même et cet
impensé dans la pensée» (1985, p.363). La coupure
irrationnelle comme limite du dehors et du dedans - l'interstice
– passe, parce qu'en mouvement, en devenir, entre le visuel
et le sonore, crée une ouverture, sorte de ligne de fuite
rizhomatique – en référence à la structure
du rizhome de Gilles Deleuze et Félix Guattari dans Mille
plateaux (1980). Le sonore devient image, et l'image visuelle se
prolonge bien au-delà de son propre cadre pour entrer dans
ce rapport particulier qui l'unit à son homologue, l'image
sonore (elle aussi cadrée). L'interstice entre les deux cadres
a tué le flash-back (et la voix off) puisqu'il remplace le
hors-champ désormais disparu - l'image est coupée
du monde extérieur. C'est sous le signe de l'incommensurabilité,
et non pas celui de l'absence, que s'entretient le dialogue entre
le visuel et le sonore: «Voilà que l'image sonore cadre
une masse ou une continuité d'où va s'extraire l'acte
de parole pur, c'est-à-dire un acte de mythe ou de fabulation
qui crée l'événement, qui fait monter l'événement
dans l'air, et qui monte lui-même dans une ascension spirituelle.
Et l'image visuelle de son côté cadre un espace quelconque,
espace vide ou déconnecté qui prend une nouvelle valeur,
parce qu'il va enfouir l'événement sous des couches
stratigraphiques, et le faire descendre comme un feu souterrain
toujours recouvert» (Deleuze, 1985, p.364).
Chez Duras, «la parole
atteint à sa propre limite qui la sépare du visuel;
mais le visuel atteint à sa propre limite qui le sépare
du sonore» (Deleuze, 1985, p.364) . Il y a donc nécessairement
ouverture. C'est donc à partir de l'Ouvert que l'on conçoit
l'image-temps, à partir du plan d'immanence. L'image-temps
permet, impose en quelque sorte; car c'est une de ses caractéristiques
intrinsèques, un au-delà de l'image que l'on doit
déchiffrer et regarder: l'opération du regard est
subordonnée à celle du déchiffrement. En effet,
l'image cinématographique n'est pas une photographie des
choses qui impliquerait une simple reproduction du visible, mais
elle est une entité nouvelle produite par le médium
cinéma. Cette conception bouscule évidemment la tradition
de la représentation. Dès lors, l'image n'est plus
un duplicata du visible; elle est en soit un nouveau visible, à
la fois visuel et sonore. Avec l'image-temps, Deleuze ne cherche
pas. Il pense le transcendantal pour éviter l'illusion de
la transcendance, la représentation qui verse dans le cliché.
L'immanence de l'image comme l'absolu se situe dans une vie (dans
l'événement) parce qu'une vie n'est rien d'autre en
fait que ce qu'elle est, comme l'image n'est rien d'autre qu'une
image, et non pas le simple reflet de la réalité.
Le plan d'immanence est le sol comme territoire où se construisent
des mouvements de territorialisation et de déterritorialisation,
ce que Deleuze explique dans Mille plateaux à propos du livre:
«C'est la même chose pour le livre et le monde: le livre
n'est pas image du monde, suivant une croyance enracinée.
Il fait rhizome avec le monde, il y a une évolution aparallèle
du livre et du monde, le livre assure la déterritorialisation
du monde, mais le monde opère une reterritorialisation du
livre, qui se déterritorialise à son tour en lui-même
dans le monde» (p.18).
Ce qui importe dans la conceptualisation
du cinéma, de l'image-temps au cinéma, c'est l'expérience:
du côté de la vie, de l'événement, le
mouvement de l'image-temps comme expérience directe du temps,
comme expérience de la pensée, de la mémoire.
Ouvrages cités
:
Gilles Deleuze et Félix
Guattari, Mille plateaux, Paris: Les éditions de Minuit,
1980.
Gilles Deleuze, Cinéma 1. L'image-mouvement, Paris: Les éditions
de Minuit, 1983.
Gilles Deleuze, Cinéma 2. L'image-temps, Paris: Les éditions
de Minuit, 1985.
Gilles Deleuze et Claire Parnet, Dialogues, Paris: Flammarion, France,
1996.
Alain Robbe-Grillet, L'année dernière à Marienbad.
Ciné-roman, Paris: Les éditions de Minuit, 1961.
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