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L'après-guerre,
au cinéma, débute par le choc de Rossellini et du
néo-réalisme italien, soit une critique acerbe du
réalisme cosmétique du cinéma narratif classique.
En France, un critique s'emballe. C'est André Bazin, rédacteur
en chef des «Cahiers du cinéma», qui ébauche
alors sa désormais célèbre théorie du
cinéma réaliste. Pour lui, «le montage [et la
manipulation expressionniste de la plasticité de l'image]
s'oppose essentiellement et par nature à l'expression de
l'ambiguïté. [...] Au contraire, la profondeur de champ
réintroduit l'ambiguïté dans la structure de
l'image, sinon comme une nécessité [...], du moins
comme une possibilité» (Bazin, 1975, p.76).
Outre le néo-réalisme,
le cinéma de Jean Renoir constitue pour Bazin le seul dont
les «recherches de mise en scène s'efforcent, jusqu'à
LA RÈGLE DU JEU, de retrouver, au-delà des facilités
du montage, le secret d'un récit cinématographique
capable de tout exprimer sans morceler le monde, de révéler
le sens caché des êtres et des choses sans en briser
l'unité naturelle» (1975, p.78). L'apport manifeste
de Renoir à l'esthétique du cinéma, et c'est
ce que je tenterai de démontrer dans le contexte de la pensée
bazinienne, devient celui de ce que j'appellerai la «caméra
réaliste», où le mouvement de la caméra
et la profondeur de champ, dans un entrelacs constant, permettent
au cinéaste de rendre au réel sa complexité
et son mystère. Mais autant Renoir constitue l'objet privilégié
de cette analyse, autant sa compréhension dépend d'abord
d'une mise en contexte des théories de Bazin dans la pensée
personnaliste d'Emmanuel Mounier, fondateur de la revue «Esprit»,
dont le travail représente une influence majeure dans l'élaboration
du discours théorique de Bazin.
Personnalisme et
réalisme
Malgré ce qu'une lecture superficielle de l'oeuvre de Bazin
peut laisser supposer, son réalisme n'a rien à voir
avec la simple reproduction mimétique du réel, mais
constitue plutôt une tentative d'approcher le réel
non pas pour s'en emparer ou se l'approprier, mais plutôt
pour en dévoiler l'ambiguïté, en révéler
la trace. Dans cette perspective, le cinéma devient un outil
pour aborder le mystère qui entoure l'homme de toute part
afin de l'aider à s'y projeter et à en ramener quelques
vérités. Bref, c'est d'arriver à donner un
sens au matériel brut et dynamique de la réalité.
L'art cinématographique devient alors le procédé
par lequel l'artiste crée une esthétique, un style,
qui intègre le réel et tente d'interpréter
son sens ou d'en révéler quelques vérités.
L'étude du personnalisme d'Emmanuel Mounier éclaire
et permet de mieux cibler la pensée non-systématique
de Bazin et d'en comprendre les véritables enjeux.
D'abord, qu'est-ce que le
personnalisme? Quelles sont ses implications? C'est ce que Mounier
essaie de mettre en lumière dans «Le personnalisme»,
sans toutefois construire une systématisation à laquelle
il se refuse, tout comme Bazin. Mounier débute son essai
par une critique du spiritualisme moderne qui, selon lui, sépare
l'homme en deux unités indépendantes: matérielle
et spirituelle. Ce paradoxe est brisé par le réalisme
personnaliste qui sort de la pensée grecque platonicienne
de «l'Idée» et du matérialisme dialectique
marxiste pour ramener le corps et la matière dans une fusion
avec l'esprit. Mais Mounier ne croit pas au déterminisme
naturel et, s'il ne fait aucunement la négation de la causalité
entre l'homme et le monde qui l'entoure, cette causalité
n'est pour lui qu'une faible causalité puisque la personne
a le pouvoir, de par l'action de son propre univers personnel, de
dépasser son simple état matériel, sans toutefois
pouvoir s'en détacher entièrement. Cette approche
de l'ambiguïté causale du réel n'est pas sans
rappeler la pensée réaliste de Bazin, comme nous le
verrons plus loin.
L'individu est donc un agent
actif dans l'élaboration de son Être. Rien n'étant
déterminé à l'avance, il évolue dans
la noirceur du réel et tente d'en dégager un sens;
de s'appuyer dessus pour mieux s'envoler. Le personnalisme et la
théorie du cinéma de Bazin servent ainsi de lanterne
pour nous montrer le chemin dans une réalité ambiguë
et irréductible, rendant hommage à la complexité
du réel au lieu de la disséquer et de la réorganiser
à la façon d'Eisenstein, ou bien de la banaliser et
de la systématiser comme le ferait le cinéma narratif
classique hollywoodien.
Pour Bazin, le style du cinéaste
devient le médiateur entre le réel et le spectateur,
utilisant la profondeur de champs et les ressources de la caméra
pour laisser le spectateur chercher lui-même un sens dans
l'image du réel; un sens qui n'est ni isolé ni forcé.
Et de la profondeur de champ dépend le travail de la caméra
et son mouvement dans l'espace. Discutant du cinéma de Renoir,
Bazin affirme: «La recherche de la composition en profondeur
de l'image correspond effectivement à une suppression partielle
du montage, remplacé par de fréquents panoramiques
et des entrées dans le champ. Elle suppose le respect de
la continuité de l'espace dramatique et naturellement sa
durée» (1975, p.74).
Il n'est toutefois pas question
pour Bazin de renoncer aux ressources du montage, mais bien de les
intégrer à l'esthétique de l'image sans toutefois
renoncer aux effets réalistes qu'on peut tirer de l'unité
de l'image dans le temps et l'espace. Il privilégie donc
la construction du plan-séquence en profondeur de champ,
où le montage ne sert que de raccord dans un monde où
la contiguïté spatiale entre les personnages a déjà
été établie et n'est donc pas mise en doute.
LA RÈGLE DU JEU (1939)
de Jean Renoir me servira ici d'étalon de base afin de mieux
comprendre et mettre en pratique la théorie de Bazin sur
la profondeur de champ et ses rapports aux mouvements de la caméra
en tant qu'outil de révélation de l'ambiguïté
de la réalité.
La caméra
réaliste dans LA RÈGLE DU JEU
De LA RÈGLE DU JEU découle une impression d'anarchisme
narratif et historique mise en valeur autant par les interminables
marivaudages entre ses personnages que par la composition en profondeur
de champ de Renoir, où la caméra se déplace
allègrement et vient accentuer cette impression d'un monde
de règles en plein procédé de décomposition.
L'analyse thématique et sociologique du film n'étant
pas la finalité de cette étude, je laisse au lecteur
le soin de se référer à l'excellente analyse
d'Alexandre Sesonske.
Décrivons donc brièvement
le travail de la caméra dans une des séquences du
film qui nous servira de référence, soit celle de
l'arrivée d'André Jurieux à La Colinière.
La durée de cette séquence est assez révélatrice
de l'utilisation du plan-séquence (1) chez Renoir: 3 minutes
30 secondes pour une séquence composée de seulement
8 plans! On pourrait, pour analyser cette séquence, s'attarder
longuement sur l'utilisation réaliste du montage et sur l'usage
fait du hors-champ, mais nous y reviendrons subrepticement et immanquablement
sous peu. Attardons-nous d'abord et avant tout à l'interrelation
constante qui existe entre le mouvement de la caméra et la
profondeur de champ.
Ce jeu d'interdépendance
entre mouvement et profondeur de champ est bien près de la
pensée réaliste de Bazin. Chez Renoir, c'est le mouvement
de la caméra qui dévoile la profondeur de champ, de
même que le travail en profondeur de champ permet à
la caméra d'évoluer dans l'espace. Si bien qu'il devient
impossible chez Renoir d'étudier l'un sans l'autre, leur
interdépendance étant viscéralement reliée
à la construction de l'espace où évoluent librement
les personnages.
Pensons aux deux premiers
plans de cette séquence où (A) Renoir cadre l'arrivée
de Jurieux en profondeur de champ, à travers du seuil de
la porte, vu de l'intérieur du château. Ce plan est
superposé (B) au plan de Christine et Madame de La Bruyère
qui sont situées à l'intérieur du château.
Renoir exploite alors un mouvement de trajectoire passant du profil
de Christine à une vue de son dos, mouvement qui vient ouvrir
la profondeur de champ sur Jurieux qui entre au château. Il
expulse ici le montage et le raccord de regard qu'aurait appelé
la caméra subjective («point of view shot») de
la narration classique lorsque le regard de Christine s'oriente
vers le hors-champ. Au contraire, Renoir privilégie un mouvement
de caméra qui sert ici le réalisme spatial de l'action.
Il ne déconstruit pas l'espace mais présente plutôt
la contiguïté spatiale entre les personnages, laissant
le spectateur découper lui-même cet espace. Christine
se déplace ensuite vers la profondeur de champ d'où
ses invités arrivent, permettant alors à Renoir de
couper (C) afin de se rapprocher de ses personnages sans jamais
mettre en cause leur contiguïté spatiale (nous savons
qu'ils étaient déjà à proximité).
Cette coupe, servant de recadrage, permet à Renoir un nouveau
mouvement de caméra qui vient ouvrir une nouvelle profondeur
de champ d'où pourra surgir Robert, et ainsi de suite. Encore
une fois, c'est à partir du recadrage et du mouvement de
la caméra qui, placée à proximité des
personnages, permet l'élaboration de cette nouvelle profondeur.
On pense également
à cette fameuse séquence qui précède
le coucher des invités lors de leur première soirée
à La Colinière. La séquence commence d'abord
par l'insert de l'horloge, suivi d'un plan-moyen de Robert, Geneviève,
le Colonel et quelques autres invités, tous cadrés
dans le même plan. La caméra effectue alors un lent
travelling arrière afin d'inclure dans le cadre les autres
personnages. Ils fraternisent, s'embrassent, moralisent, entrent
et sortent du champ, jusqu'à ce que le cadre se vide et que
Renoir déplace la caméra en un panoramique dévoilant
un nouvel espace (le corridor) et une nouvelle profondeur de champ
où pourront évoluer les personnages librement. De
cette très complexe construction spatiale (encore une fois
trois niveaux de profondeur et une multitude de portes d'où
entrent et sortent les personnages). La caméra effectue un
nouveau mouvement lorsque quelques secondes plus tard, le plan se
vide de ses personnages. La caméra, en suivant le déplacement
de Robert, revient sur ses pas en un panoramique qui permet de réouvrir
l'espace et la profondeur de champ d'où pourront à
nouveau évoluer les personnages et leur drame d'amour et
d'hypocrisie. Renoir, en un seul plan de 1 minute 34 secondes, ouvre
donc trois profondeurs de champ extrêmement complexes où
le spectateur et les personnages évoluent de façon
arbitraire. On pense également à la très longue
séquence de la fête de La Colinière où
la caméra de Renoir, extrêmement dynamique et n'ayant
pas de répit, tente de suivre la mascarade amoureuse qui
se joue. La musique s'emballe et la caméra, au milieu de
l'action et sans jamais briser l'unité de l'espace, propose
son cadre par-ci par-là, en une série de panoramiques
et travellings complexes, alors qu'un clin d'oeil vers l'un est
immédiatement balayé par le drame de l'autre. Le spectateur
cherche naturellement un sens ou un ordre dans cet espace confus
et extrêmement chaotique, mais immédiatement son regard
est enrayé par le mouvement de la caméra. Marceau,
l'homme des bois, ramène les passions et les bacchanales
dans ce monde de règles jusqu'à ce que la fête
s'emballe et que les masques tombent, s'effondrent. La caméra
réaliste vient exprimer, par son refus de découper
l'espace en fragments indépendants, le chaos du réel
filmé, rendant le travail du spectateur des plus complexes
en évitant de banaliser son rôle.
Revenons toutefois à
notre séquence étalon afin de mieux mettre en lumière
cette relation existant entre le hors-champ et le travail de la
caméra. On pense ici tout particulièrement à
ce plan où Renoir relance et arrête parfois sa caméra
qui, immobile, laisse entrer et sortir les personnages du cadre
pour ensuite déplacer celui-ci (donc la caméra par
le fait même) et retourner chercher ses personnages qui y
avaient été exclus, mais qui existaient toujours dans
l'espace diégétique. Ici, Renoir ne travaille aucunement
avec les échelles de plan ni avec la direction d'attention
qu'aurait imposé tout mouvement de caméra du cinéma
narratif classique. La caméra de Renoir, au contraire, laisse
le spectateur évoluer dans l'image, pendant que d'autres
personnages entrent et sortent du cadre. Qu'on pense encore une
fois à ce même plan, lors du discours de Christine
où Robert entre dans le cadre et se place derrière
elle, réagissant par un sourire complaisant au discours de
sa femme. Le montage se fait donc par un découpage audacieux
où le spectateur fait lui-même la juxtaposition des
deux centres d'intérêt (le discours de Christine et
l'ironie de Robert) et en construit lui-même le sens narratif.
Le plan s'organise alors sans montage selon trois espaces qui se
superposent les uns aux autres, soit (1) Gustave et Robert réagissant
silencieusement et de façon complaisante au discours, placés
derrière (2) Jurieux et Christine, auxquels sont superposés
(3) le Colonel et les invités acclamant les propos de Christine.
Nous touchons alors à
une autre importante facette de l'approche réaliste de l'espace
privilégiée par Bazin et Renoir puisque le cadre ne
sert plus ici de mensonge ou de centre d'attention clos, mais de
simple fenêtre par laquelle le cinéaste scrute le réel
au profit de l'unité réaliste de l'espace. Cette absence
de mouvement de la caméra, qui est libérée
du mouvement des personnages, sert ici ce que Bazin appelle «la
profondeur de champ latérale». Il écrit à
ce sujet: «Puisque non seulement ce qu'on nous montre vaut
ce qu'on nous cache, mais encore lui doit son prix comme un privilège
hasardeux et toujours menacé, la mise en scène ne
saurait se limiter à ce que nous voyons dans l'écran,
il faut que le reste de la scène soit effectivement occulté
et ne cesse donc d'exister. L'action n'est pas encadrée par
l'écran, elle le traverse, le personnage qui rentre dans
le champ ne sort pas des coulisses imaginaires. [...] En fait, cela
signifie qu'une scène doit être jouée indépendamment
de la caméra et dans toute son aire dramatique réelle,
c'est à l'opérateur de promener sur elle sa lunette
d'approche (1971, p.82)».
Après avoir compris
tout ça, on pense à l'étrange scène
de la chasse, extrêmement stylisée par son montage
et ses mouvements brusques de caméra, où la coupe
dans l'action vient délibérément briser l'unité
d'espace et va à première vue à l'encontre
du réalisme bazinien. Mais en comprenant l'allégorie
sous-entendue par cette séquence, nous saisissons pourquoi
l'espace y semble délibérément fractionné
en trois mondes distincts: celui des bourgeois, des serviteurs et
des victimes (les lapins et les perdrix). La caméra réaliste
fixe donc les bourgeois du haut de la colline, ceux-ci étant
séparés de l'espace dynamique et chaotique des victimes
pris de panique (en phase aux mouvements saccadés de la caméra).
On comprend dès lors en quoi le réalisme de Renoir
présuppose cette fragmentation de la contiguïté
spatiale entre ces univers différents: c'est le bourgeois
se divertissant en tirant sur ses victimes qui sont ailleurs, hors
de sa portée, dans un monde qui ne le concerne pas. Il s'en
lave les mains et laisse ses serviteurs nettoyer le champ de bataille
pour pouvoir retourner à ses marivaudages.
Certes, l'analyse réaliste
de cette séquence est ambiguë, et Bazin lui-même
semble confus et évite généralement de l'approcher.
Mais le contraste qu'elle présente avec le reste du film
ne vient que mettre davantage en évidence le travail particulier
de la caméra et de la profondeur de champ chez Renoir, annonçant
avant terme le CITIZEN KANE (1941) d'Orson Welles, qui enflammera
les écrits de Bazin.
Le réalisme personnaliste
de Bazin et la caméra de Renoir ne cherchent donc pas à
dépasser mais à réintroduire l'apparence des
choses pour tenter d'approcher et non pas d'englober le mystère
du monde. C'est alors au spectateur de chercher l'orientation nécessaire
pour d'abord aborder puis entrer dans ce réel représenté;
pour tenter de trouver quelques lumières de vérité
dans le chaos des choses. Et c'est en expérimentant son style
que l'auteur (le cinéaste) arrive à trouver sa propre
orientation dans l'ambiguïté du réel, à
trouver son propre chemin, sa propre technique, son style, pour
aborder ce monde obscur et irréductible.
Ainsi, tel que je l'ai démontré,
le personnalisme, lorsque appliqué au cinéma, s'oppose
à la codification «eisensteinienne» de la pensée
et à la systématisation du réel. La théorie
de Bazin, nourrie par le personnalisme, rejette donc toutes définitions
a priori de même que tout projet d'universalité et
d'ubiquité du cinéma sur le réel, alors que
le mouvement de la caméra et son exploration de la profondeur
de champ (entre autres) viennent rendre à la réalité
son ambiguïté et sa complexité (et non pas en
banaliser la structure).
Toutefois, l'oeuvre de Bazin
n'est pas sans engendrer d'importants débats critiques, tel
que nous le rappelle Brian Henderson en opposant bien sûr
l'approche de Bazin à celle d'Eisenstein, mais en l'opposant
également au cinéma «brechtien» de Jean-Luc
Godard qui élabore une oeuvre délibérément
distanciatrice et auto-réflexive. On n'a qu'à penser
à l'analyse que fait Henderson de la séquence de l'embouteillage
dans WEEK-END (1967), consistant en un interminable plan-séquence
de plus de sept minutes où Godard se refuse à la profondeur
du «réel représenté» qu'il tente
de plaquer à la surface bi-dimensionnelle de l'écran.
Il s'oppose ainsi à la profondeur de champ bazinienne en
insistant sur l'aspect bi-dimensionnel et synthétique de
l'image analogique cinématographique, forçant le spectateur
à examiner cette image de façon critique et active.
Godard élimine ainsi l'ambiguïté du «réel
représenté», mais jamais la participation active
du regardant. L'art (et le cinéma) n'est donc plus pour Godard
une représentation de la réalité, mais la réalité
de cette représentation. C'est d'ailleurs la voie que devrait
peut-être prendre la critique moderne de Bazin, celle de comprendre
et de critiquer ses écrits dans le contexte auto-réflexif
du modernisme cinématographique.
(1) Quoique nous ne puissions
pas véritablement parler d'un véritable plan-séquence
dans le sens fermé du terme puisque la séquence comprend
quelques coupes. Mais nous pourrons toutefois diriger le lecteur
vers l'article de Brian Henderson («The long Take» in
A Critique of Film Theory, 1980) qui analyse les plan-séquences
de Ophuls et Welles afin de proposer une théorie de la coupe
intra-séquentiel à l'intérieur du plan-séquence
(intra-sequence cut).
(2) On peut décrire
le tout comme étant un plan-séquence, malgré
le fait qu'il y existe quelques inserts de sous-titres.
Ouvrages cités:
-BAZIN, André, Jean
Renoir, Paris, Éditions Champ Libre, 1971, 285 pages.
-BAZIN, André, Qu'est-ce
que le cinéma?, Paris, Les Éditions du Cerf, 1975.
-HENDERSON, Brian, A Critique
of Film Theory, New York, E.P. Dutton, 1980, p. 63-81.
-MOUNIER, Emmanuel, Le personnalisme,
Paris, Presses Universitaires de France (Que Sais-je, 395), 1969,
136 pages.
-SESONSKE, Alexander, Jean
Renoir : The French Films, 1924-1939, Cambridge/London, Harvard
University Press, 1980, 463 pages.
LA RÈGLE DU JEU
France [1939]
Réalisation: Jean Renoir
Scénario: Jean Renoir et Carl Koch
Interprètes: Marcel Dalio, Nora Grégor, Roland Toutain
et Jean Renoir
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